Comptage des immigrés clandestins : le FN soutient les contrôleurs de Twisto

Image-1Communiqué de presse de Christelle LECHEVALIER Secrétaire Départementale du Front National du Calvados.
Le Front National du Calvados apprend avec stupeur que des contrôleurs de la ligne 61 du réseau Twisto auraient été sollicités par leur direction pour effectuer un comptage des immigrés clandestins utilisant cette ligne.

Est-ce à des contrôleurs de bus de se muer en indicateur de police ou de faire le travail que l’Etat se refuse (ou ne se donne pas le moyens) de faire ? Pour le FN 14, la réponse est non.

Si la lutte contre la submersion migratoire doit enfin devenir une priorité des pouvoirs publics, elle doit être menée par ceux dont c’est le métier : police nationale, douanes, gendarmerie, et non par des salariés sur leur temps de travail et encore moins par de simples particuliers.

Le Front National exige de savoir qui, de la direction de Twisto ou de la préfecture, a pris l’initiative d’une mesure ahurissante symbolique du désengagement de l’Etat de ses fonctions régaliennes.

Morin s’arrange pour quitter l’Assemblée en évitant une législative partielle.

image

C’est une manœuvre rondement menée. Élu président de la nouvelle grande région Normandie en décembre dernier, le député-maire UDI d’Épaignes (Eure), Hervé Morin, s’était engagé lors de la campagne à démissionner de l’Assemblée nationale en cas de victoire. S’il compte bien renoncer à son mandat, l’ex-ministre de la Défense va faire en sorte d’empêcher la tenue d’une élection intermédiaire, procédure normalement prévue pour le remplacer sur les bancs de l’hémicycle.

L’article LO178 du code électoral prévoit qu’il «n’est procédé à aucune élection partielle dans les douze mois qui précèdent l’expiration des pouvoirs de l’Assemblée nationale», soit juin 2017. Pour les élus qui démissionnent avant juin 2016, comme l’ont fait ces dernières semaines Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et Christian Estrosi, respectivement élus présidents les Républicains (LR) des régions Île-de-France, Hauts-de-France – Nord-Pas-de-Calais-Picardie, et Provence-Alpes-Côte d’Azur, une élection partielle a ou va être organisée.

Imbroglio

En janvier dernier, interrogé sur LCP, il s’était engagé à démissionner «en temps et en heure», avant juin, ajoutant faire «confiance» à ses électeurs pour que son camp «gagne» l’élection partielle à venir.

Mais Hervé Morin semble avoir depuis changé d’avis. «Je ne souhaitais pas provoquer une législative partielle. En effet, si j’avais démissionné en début d’année, j’aurais pris le risque, à travers un scrutin partiel, de faire entrer un nouvel élu FN ou de gauche à l’Assemblée nationale. Je pense que mon électorat peut comprendre mon cumul très provisoire des mandats», a-t-il annoncé au JDD ce jeudi. Une sortie dont s’est félicité son entourage jeudi matin, assurant qu’il «(assumait) parfaitement la démarche».
Contacté aussitôt, le groupe UDI à l’Assemblée n’était pourtant pas au courant de l’annonce faite par Hervé Morin dans son interview à l’hebdomadaire. Puis, Philippe Vigier, président du groupe UDI à l’Assemblée, s’est directement entretenu par téléphone avec l’ancien ministre. «Il m’a dit qu’il ne démissionnait pas pour l’instant, et je lui ai dit que nous avions besoin de lui», a-t-il raconté au Scan en début d’après-midi.
Son siège va rester vacant

À la suite de cette discussion, Hervé Morin est à son tour sorti du silence pour expliquer ne «jamais avoir changé de version» depuis janvier. «J’ai toujours dit la même chose. J’ai mon rythme, et c’est celui du Conseil d’État, dont mon avocat m’a dit qu’il ne rendrait pas sa décision avant juin», a-t-il expliqué, jurant toutefois qu’il ne «sera plus député d’ici à la fin de la mandature actuelle». Un argumentaire qui diffère de celui de son entourage, qui louait quelques heures plus tôt son «honnêteté à assumer les véritables raisons de son départ plutôt que de se servir des recours comme d’un prétexte pour faire blocage».
Conséquence inévitable de cette décision: son siège devrait rester vacant et l’Assemblée ne compter plus que 576 députés jusqu’aux prochaines législatives, qui se tiendront dans le courant du mois de juin 2017.
Le FN dénonce «un bras d’honneur à ses propres électeurs»

NICOLAS BAY
Interrogé sur les propos tenus dans le JDD par Hervé Morin, le secrétaire général du FN, Nicolas Bay – qui a affronté l’ancien ministre lors des élections régionales en Normandie – s’est montré très prompt à critiquer la démarche. «C’est incroyable», s’est-il d’abord étonné. «Il va geler sa circonscription et priver ses propres électeurs de toute représentation à l’Assemblée nationale. C’est un bras d’honneur pur et simple qu’il leur fait là», a sèchement taclé l’élu normand.

source : Le Figaro