Intervention de Timothée HOUSSIN, Conseiller Régional, Secrétaire Départemental de l’EURE

Les élus de la nouvelle Région Normandie se sont réunis pour leur deuxième assemblée plénière, jeudi 28 janvier 2016, dans l’ex-Hôtel de Région Haute-Normandie, à Rouen (Seine-Maritime). Ils ont notamment voté le montant des indemnités des élus.
Lors de son discours d’investiture, Hervé Morin (UDI), nouveau président de la Région, avait annoncé que les indemnités des conseillers régionaux baisseraient de 40% par rapport au plafond légal.

> Lire aussi : Combien gagnent les élus de Normandie ? Hervé Morin jongle avec les chiffres

La réalité est plus subtile. En fait, les élus renoncent à l’augmentation de 40% qu’ils auraient pu toucher. Les indemnités des conseillers étant calculées en fonction du nombre d’habitants, la réunification de la Normandie entraînait une hausse mécanique de 40%. Mais ils continueront donc à toucher 1 900 euros, comme leurs prédécesseurs, et non les 2 600 auxquels ils auraient pu prétendre.
En revanche, les indemnités des présidents de Région sont fixées différemment : le même montant pour toutes les Régions. Hervé Morin, qui a pourtant demandé un geste à ses conseillers régionaux, conserve le montant maximum de l’indemnité à laquelle il peut prétendre : 5 512,13 euros bruts mensuels.

« Vous réalisez un véritable enfumage ! »

Dans l’opposition, le Front national, par la voix de Timothée Houssin, a été le premier à réagir.

Vous avez annoncé une baisse des indemnités de 40%, et une économie de 1,4 million d’euros. Mais là, il n’y a pas une baisse de 40%, ce qui aurait donné un montant de 1 140 euros, et non 1 900. Il n’y a aucune baisse des indemnités. Certes, le montant maximum n’est pas appliqué, contrairement à ce qu’a décidé Valérie Pécresse (Île-de-France), ou Laurent Vauquiez (Auvergne-Rhône-Alpes). Vous avez réalisé un véritable enfumage, en faisant croire qu’une stagnation était équivalente à une diminution. Alors, où est l’économie de 1,4 million d’euros ? Quant à vous, Hervé Morin, vous maintenez votre indemnité au maximum. Vous cherchez à réaliser des économies dans les indemnités des conseillers, sauf la vôtre ! En conséquence, nous demandons à ce que que votre indemnité baisse de 28% par rapport au plafond légal.

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La promesse faite par Hervé Morin après son élection comme président de la Normandie.

 

« Vous avez renoncé à baisser votre indemnité. C’est humain… »

Du côté des socialistes, Marc-Antoine Jamet, maire de Val-de-Reuil (Eure), a d’emblée annoncé que son groupe ne s’opposerait pas sur ce sujet. Mais l’élu eurois a pointé « cinq dangers », suscités par ce type de délibération : « démagogie, insuffisance, insignifiance, faible efficacité et inexactitude ». « Avec ce genre de délibération, le risque est de tomber dans le populisme », a-t-il estimé.
Puis, à propos de « l’inexactitude » :

Vous avez dit 40% de baisse. Le problème est que c’est faux. Une non dépense n’est pas une baisse. Là, il n’y a pas le moindre commencement d’une économie. Et votre propre indemnité de président, vous avez renoncé à la faire baisser. Elle n’a pas baissé de 40%, mais c’est humain…

« La campagne est terminée »

Chez les Verts, Claude Taleb a surtout voulu « alerter ses collègues », sur les périls d’un tel débat :

Je souhaite mettre en garde l’assemblée. Quand on parle de coût des élus, nous sommes sur une pente dangereuse. On entend trop souvent des propos, de la part du FN, des propos qui visent à discréditer les élus, et donc la démocratie. J’en appelle à tous, d’arrêter la démagogie. La campagne est terminée.

« Les indemnités restent les mêmes pour tout le monde »

Dans la majorité, c’est d’abord François-Xavier Priollaud, qui a défendu la proposition faite par son camp :

Jusqu’à présent, en Haute-Normandie, les indemnités étaient au maximum légal. La continuité aurait été de maintenir ce niveau maximum, malgré le changement de strate. Mais un choix fort a été fait : pas d’augmentation des dépenses. Nous restons donc au montant antérieur.

Le maire de Louviers  (Eure) s’est ensuite adressé directement aux élus frontistes. « Vous voulez apparaître comme les chevaliers blancs. Eh bien, reversez vos indemnités au budget de la Région ! » Concluant le débat, Hervé Morin a résumé sa position d’une phrase :

J’observe une seule chose. Les indemnités restent les mêmes pour toutes les strates, du conseiller au président.

Le groupe FN a voté contre ce rapport, les élus de gauche se sont abstenus, et les élus de droite et du centre l’ont bien évidemment approuvé.

Le FN dénonce toujours « l’UMPS »

Le FN dénonce toujours « l’UMPS »

Sébastien Jumel (groupe des élus communistes et du Front de gauche) interpelle la majorité sur la situation économique, évoque UPM à Grand-Couronne, Wild au Houlme, Vallourec à Déville-lès-Rouen ou encore Sidel au Havre. « Je fais la proposition interne d’associer les élus, les syndicats et les personnels pour une vision globale de ces situations ».

Nicolas Bay pour le Front National se montre plus tranché, martelant que son groupe « est la première opposition de l’hémicycle au plan numérique », en termes d’élus par conséquent, devant le PS. Il dénonce du coup la proposition de la majorité d’accorder la présidence de la commission des finances à un élu socialiste. « Le système UMPS semble donc bien se porter ! »

Quant à Laëtitia Sanchez (groupe Normandie Écologie), elle joue d’abord sur une certaine ouverture. « Comment ne pas vous soutenir si vous souhaitez mettre en place le service public de l’efficacité énergétique que nous réclamons depuis des années ». Mais elle prévient que son groupe, certes « restreint », jouera « un rôle de vigie pour faire entendre la défense de l’environnement, de la santé et de la transition énergétique que nous impose le dérèglement climatique ».

SOURCE NORMANDIE ACTU

Le chômage dans le Calvados et son évolution

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Le taux de chômage et son évolution pour le département du Calvados

Le département du Calvados est classé 45eme sur les 100 départements analysés par son taux de chômage moyen qui est, sur la base des derniers chiffres officiels, de 10%. Le classement de ce département a évolué de -7 places sur une année (52e en 2012 contre 45e en 2013).

Le Calvados compte 36 456 demandeurs d’emploi de catégorie A à la fin novembre 2015 (+253 personnes par rapport à octobre). La hausse est de 1,7 % sur un an.

Cette hausse est à mettre en lien avec la hausse du nombre de demandeurs d’emploi dans toute la Basse-Normandie (+0,9 % entre fin octobre et fin novembre 2015) mais la légère amélioration sur la même période sur tout le territoire métropolitain (-0,4 %). 

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits dans les catégories A, B, C s’établit à 58 759 personnes dans le département du Calvados, fin novembre 2015. Ce chiffre regroupe les personnes n’ayant pas du tout travaillé (catégorie A), et celles ayant peu travaillé (catégories B et C). 

Les femmes davantage touchées

Dans la catégorie A, l’Insee note que ce sont les femmes les plus touchées par cette hausse du chômage (+0,9 % contre +0,5 % pour les hommes) et en particulier les femmes de moins de 25 ans (+2,8 % par rapport à fin octobre 2015).

La hausse du nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A est de +1,7 % sur un an dans le Calvados (en comparant novembre 2014 et novembre 2015). Les demandeurs d’emploi de cette catégorie étaient 35 834 dans le Calvados en novembre 2014 contre 36 456 à fin novembre 2015.

Sur les trois catégories A, B et C, dans le Calvados toujours, la hausse sur un an est de +4,5 % : on est passé de 56 215 demandeurs d’emploi en novembre 2014 à 58 759 en novembre 2015.

Source : Ouest France

Le chômage à nouveau en hausse en Normandie avec 178 855 demandeurs d’emploi (catégorie A)

ROUEN (NORMANDIE). Fin décembre 2015, en Normandie, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi et sans activité (catégorie A) s’établit à 178 855. Ce nombre augmente de 0,4 % sur un mois (soit +693 personnes), de 1,4 % sur trois mois et de 2,9 % sur un an.

Le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi, ayant ou non exercé une activité dans le mois (catégories A, B, C), s’établit à 287 626 fin décembre 2015. Ce nombre augmente de 0,8 % sur un mois (soit +2 217 personnes), de 1,5 % sur trois mois et de 4,9 % sur un an.

Fin décembre 2015, en Normandie, les évolutions du nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A se situent entre – 0,1 % dans l’Eure et + 1,6 % dans la Manche pour les évolutions sur un mois, et entre +0,4 % dans l’Eure et +2,5 % dans la Manche pour les évolutions sur trois mois.

Les évolutions du nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B, C se situent entre +0,5 % dans l’Orne et +0,9 % dans la Manche et en Seine-Maritime pour les évolutions sur un mois, et entre + 1,3 % dans l’Eure et dans la Manche et + 1,6 % en Seine-Maritime pour les évolutions sur trois mois.

Source: Paris Normandie

Démission de Christiane Taubira : une bonne nouvelle pour la France

MLPCommuniqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National

La démission de Christiane Taubira est une bonne nouvelle pour la France, après une action publique à la tête du ministère de la Justice absolument désastreuse pour notre pays. Le laxisme inouï de sa politique pénale, notamment, a si fortement dégradé notre situation sécuritaire et affaibli l’autorité de l’Etat que cette démission apparaît aujourd’hui comme un soulagement. En outre, madame Taubira incarnait un sectarisme extrêmement violent contre l’opposition démocratique patriote qui ne la rendait pas digne de servir la République.

Après les positions personnelles exprimées par l’ex-Garde des Sceaux sur la réforme constitutionnelle portant sur la déchéance de nationalité appliquée aux terroristes, il apparaissait inconcevable le maintien à son poste de Mme Taubira dont la présence attentait gravement à la crédibilité de nos institutions politiques.

Comme nous l’avions demandé, Mme Taubira a donc enfin démissionné, François Hollande n’ayant pas d’autres choix que d’accepter cette démission qu’il aurait dû presser il y a bien longtemps déjà.

Le mouvement que je préside exprime sa satisfaction et appelle à un changement profond de la politique pénale de la France pour sortir d’un laxisme d’Etat délétère, mis en œuvre aussi bien par l’UMP que par le PS, et que Mme Taubira a poussé à son plus haut degré.

Les vacances royales de Nicolas Sarkozy aux frais de Mohammed VI

Le Canard enchaîné daté de ce mercredi raconte les vacances de Noël de Nicolas Sarkozy et de sa famille au Maroc, dans un palais prêté par le roi Mohammed VI. Un repos tout en contradiction avec les écrits de l’ancien chef de l’Etat dans son récent livre.

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Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy se sont envolés le 21 décembre 2015 pour le Maroc dans un jet privé du royaume pour passer des vacances à Marrakech, dans une résidence appartenant à Mohammed VI, rapporte Le Canard enchaîné dans son édition de mercredi.

Tout avait été fait sur le tarmac du Bourget pour que le remake du Noël 2014 reste cette fois discret, raconte l’hebdomadaire satirique, mais Louis Sarkozy, qui a rejoint son père, sa compagne, leur fille Giulia et le fils de Carla Bruni pour les fêtes n’a pu résister au besoin de poster sur Instagram des photos de l’idyllique lieu de vacances.
Sarkozy encense le roi du Maroc à Abu Dhabi

Et Le Canard enchaîné, qui ironise deux fois sur « l’erreur de jugement incontestable » admise par Nicolas Sarkozy dans son récent livre à propos de ses vacances sur le yacht de Vincent Bolloré à peine élu à l’Elysée, d’enfoncer le clou… et d’insister sur un risque de mélange des genres.

En effet, début janvier, l’ancien président de la République était l’invité d’une conférence à Abu Dhabi, aux Emirats Arabes Unis, au cours de laquelle il a regretté que tout le monde n’ait pas « la chance d’avoir un souverain comme le roi du Maroc », avant de défendre les positions du royaume à propos de la répartition frontalière du Sahara occidental.

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BFMTV

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